Laurence Rossignol

LCI 18 avril 2016

PMA SANS PAPA ?

Qu’est-ce que la PMA sans père ?

La PMA sans père est le détournement des techniques d’Assistance Médicale à la Procréation normalement réservées légalement aux couples hommes femmes infertiles.

La Procréation Médicalement Assistée (PMA) est un acte médical dont la pratique est rigoureusement encadrée par la loi. Elle est autorisée pour des couples homme-femme confrontés à une infertilité durable médicalement constatée ou risquant de transmettre une maladie grave à l’enfant et à sa mère.
Or, des groupes de pression poussent pour que la PMA soit ouverte aux femmes célibataires et aux couples de femmes ainsi que pour des femmes dont le conjoint est décédé (PMA post-mortem).
L’ouverture de la PMA aux femmes célibataires, aux couples de femmes et post-mortem revient à priver volontairement un enfant de père.


« La PMA sans père c’est la fabrique de fantômes de la République : les pères. »


Infertilité sociale ?

L’ouverture de la PMA est réclamée pour parer non plus à une infertilité médicale constatée mais à ceux que certains appellent une « infertilité sociale ».

Si l’infertilité médicale des couples hommes femmes résulte de problèmes physique constatés empêchant toute procréation, « l’infertilité sociale » repose sur le fait qu’un couple de femmes, une femme et son conjoint décédé et une femme célibataire ne peuvent pas concevoir d’enfant.
Pour assimiler ces situations à celle de l’infertilité, le concept « d’infertilité sociale » a été inventé.
Ce concept n’est là que pour essayer de masquer le manque de père, volontairement effacé dans le cadre d’une PMA sans père.


Droit à l’enfant ou droit de l’enfant ?

L’ouverture de la PMA sans père est réclamée au nom du droit à l’enfant pour tout le monde. L’Etat n’a-t-il pas le devoir de garantir, au contraire, le droit de l’enfant ?

L’ouverture de la PMA sans père est réclamée au nom du droit à l’enfant pour tout le monde. L’Etat n’a-t-il pas le devoir de garantir, au contraire, le droit de l’enfant ?
L’étape suivante, déjà lancée, est de dire que ces PMA sans père à l’étranger se font dans « de mauvaises conditions », sont coûteuses et qu’il faut donc légaliser en France et même rembourser.
Alors même que la mission première d’un gouvernement est, au contraire, de garantir les droits les plus élémentaires des enfants, en l’occurrence celui de « connaître et d’être élevé par ses parents », dans la mesure du possible (article 7 de la Convention Internationale du Droit de l’Enfant).


« L’ouverture de la PMA sans père prive irrémédiablement les enfants de père et de toute filiation paternelle »

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