Violences successives contre ceux qui défendent la famille

02-06-2017

A l’occasion de la campagne des législatives, la présidente de La Manif Pour Tous, Ludovine de La Rochère, effectue un tour de France d’une douzaine d’étapes. Mardi dernier, elle tenait une réunion publique à Toulouse. Une nouvelle fois, des militants extrémistes ont fait preuve de haine et de violence envers le mouvement social LMPT et sa présidente. Cette violence interroge : pourquoi est-elle tolérée ? Que dit-elle de notre débat démocratique ?

Un groupuscule de militants a en effet cherché à impressionner le public pour empêcher la tenue de cette réunion dans la ville rose. Pendant plusieurs heures, ils ont saccagé les lieux en dégradant les accès, les murs, jetant du faux sang, collant des affiches et suspendant des banderoles injurieuses. En même temps, ils traitaient La Manif Pour Tous d’« assassins », de « complices du Sida », d’« homophobes », « lesbophobes », « transphobes », etc. Ces actes violents ont contraint Ludovine de La Rochère à tenir sa réunion dans un autre lieu. Dans la soirée, l’association Act Up Sud Ouest a revendiqué cette action et diffusé visuels et vidéos sur les réseaux sociaux.

La haine et la violence qui transpiraient de cette action ont considérablement choqué les témoins, participants et passants. Les internautes ont eu également des réactions très négatives. A contrario, ce qui frappe, c’est la tolérance des pouvoirs publics et des médias. Les premiers ont laissé faire pendant plusieurs heures les militants, les seconds ne se sont pas fait l’écho de cette agression. Pourquoi ? L’association Act Up, fondée en 1989, lutte contre la propagation du sida. Elle vit principalement de subventions publiques. Ses actions sont souvent illégales et violentes. En 1999, elle menace d’ « outer » un député, homosexuel et présent à une manifestation contre le Pacs ; en 2005 elle procède au simulacre d’un mariage homosexuel dans la cathédrale Notre-Dame de Paris suscitant une vive altercation ; en 2013, elle dégrade les locaux de l’employeur d’alors de la présidente de La Manif pour tous (LMPT).

Comme nous le voyons, de la lutte contre le sida, Act Up s’est fait promoteur du mariage entre deux personnes du même sexe. Erigée en héraut des homosexuels réduits à une communauté, elle s’est arrogée avec la LGBT le pouvoir de tous les représenter. Ne pas être d’accord avec toutes les revendications d’Act Up impliquerait la haine des personnes homosexuelles, lesquelles sont enrôlés de facto dans une communauté qui n’existe pas.

Quant aux méthodes douteuses d’Act Up, qui prétend dénoncer une violence qu’on n’a jamais vu dans aucune communication ni événement de la Manif pour tous, elles ont l’allure de chasse aux sorcières. Et les médias n’en ont cure : LMPT peut subir insultes, menaces, appels au meurtre et aux actes terroristes sur les réseaux sociaux : « Daesh, c’est le moment où jamais », « Envie de tous les brûler », « I have a dream, des centaines de lodens et de trench coats homophobes malmenés le 16 octobre par un gros camion blanc », cela n’alerte pas les médias : un deux poids deux mesures en faveur des activistes d’Act Up.

Ces atteintes à la liberté d’expression révèlent l’état de notre débat démocratique. Elles illustrent les tolérances à géométrie variable face aux méthodes que certains déploient pour diaboliser à grand coup d’accusations mensongères un mouvement pacifique, qui a toujours explicitement condamné toutes formes d’homophobie et dont le seul objectif est de défendre le droit élémentaire et universel d’un enfant à avoir un père et une mère (article 7 de la Convention internationale des droits de l’enfant).

Que diraient les acteurs de vie la publique (responsables politiques et associatifs, médias, etc.), si LMPT agissait avec les mêmes méthodes et le même esprit emprunts de sectarisme. LMPT serait immédiatement mise au pilori par le tribunal médiatique.

Chacun a naturellement le droit de ne pas partager nos idées, mais nul n’a le droit d’en empêcher l’expression. Act Up, comme la LGBT, refuse tout dialogue : la disqualification et l’intolérance sont leurs principes de « débat » et plus c’est gros, plus ça passe. Le résultat est la confiscation du débat par une ultra-minorité.  

La Manif Pour Tous défend le dialogue, l’écoute et la bienveillance. Elle croit aux vertus du débat démocratique. Mais face à de tels agissements, elle avait déjà dû saisir le Procureur de la République de Paris pour incitation ou apologie de terrorisme la visant au titre de plusieurs messages sur Twitter. C’est ce qu’elle fera à nouveau après les attaques et les insultes d’Act Up à Toulouse.

La Manif Pour Tous ne se laissera pas intimider.

Sabinius.

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