L’allégeance d’Emmanuel Macron au lobby LGBTI

20-04-2017

Emmanuel Macron a écrit une lettre ouverte au lobby LGBTI (lesbiennes, gaies, bies, trans, intersexuées) le 16 avril dernier : « Je veux être le président de la République qui donnera à toutes les citoyennes et tous les citoyens les mêmes possibilités de déployer leur liberté et de vivre la vie qu'ils souhaitent ».

Macron écrit : « Je mènerai une lutte intraitable contre la haine envers les LGBTI […] Je souhaite faire avancer encore l’égalité des droits […] Je suis favorable à une loi qui ouvrira la PMA aux couples de lesbiennes et aux femmes célibataires […] Afin de ne pas réitérer les erreurs du passé le calendrier de cette réforme sera soigneusement préparé. Ainsi, j’attendrai que le Comité consultatif national d’éthique ait rendu son avis, prévu pour la fin du printemps, pour construire un consensus le plus large possible. Cette question importante mérite un débat serein, préservé des insultes et des attaques qui blessent les couples de même sexe et leur famille […] Je m’engage à ce que les enfants issus de la GPA nés à l’étranger voient leur filiation reconnue à l’état-civil français […] Vous l’avez compris, ma priorité sera la lutte implacable contre les anti-LGBTI dans toutes leurs dimensions […] Car sur ces sujets qui touchent à des projets de vie, à l’amour, à l’intime, je ne veux plus que notre pays soit coupé en deux ! ».

Ce courrier porte un nom : c’est une allégeance. Emmanuel Macron fait ni plus, ni moins, qu’un serment dans lequel il jure fidélité aux LGBTI.

Il se disait moderne, mais il se comporte comme un vassal avec son suzerain LGBTI.

A quelques jours du 1er tour, en s’engageant ainsi sur des questions fondamentales, Emmanuel Macron définit quel homme il est, sa philosophie, ses actes et ses maîtres.

Comme homme, il montre sa dépendance à une ultra-minorité extrémiste.

Sa philosophie : le relativisme et la duplicité, par exemple avec sa prétendue opposition à la GPA, qui va de pair avec l’accueil des enfants nés de GPA, lequel est en réalité un faux problème, inventé pour faire avancer de facto cette pratique. Il trahit encore son ami Paul Ricoeur, le philosophe de l’attachement des êtres à leur condition d’être liés, indéfectiblement.

Ses actes : il considère qu’un enfant peut être sciemment privé de son père (PMA pour les femmes célibataires ou lesbiennes). Il ne souhaite pas lutter contre l’aliénation de la femme par la GPA puisque, au contraire, il écrit « je lancerai une initiative internationale afin de s’attaquer au problème de la GPA très peu payée et subie et (cynique absolu) lutter contre le trafic d’enfants et de femmes ».

Ses maîtres : en écrivant aux LGBTI qu’il « compte sur (eux), comme vous pourrez compter sur moi », il s’engage fermement. D’autres l’ont fait avant lui, notamment François Hollande. On a vu ce que cela avait donné.

Jadis on disait allégeance, aujourd’hui nombreux disent soumission. Mais dans tous les cas, ce sont les plus vulnérables dont la dignité et les droits sont passés par pertes et profits lorsqu’ils font les frais des désirs d’adultes égoïstes, prêts à exploiter des femmes et à faire des orphelins. C’est ce qu’Emmanuel Macron appelle le « nouvel humanisme » qu’il propose aux Français. Nous, nous n’en voulons pas.

Sabinius.

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