LES CANDIDATS

Boomerang 2017 a rassemblé les points de programme ou les prises de positions officielles des candidats sur les 8 enjeux principaux de la défense de la famille et de la filiation.

Ces prises de position à date du scrutin vous permettent d'avoir une vue d'ensemble des orientations de chacun des candidats.


Résultats définitifs du 30 janvier 2017 : Benoit Hamon : 58,7%, Manuel Valls : 42,3%


Jean-Luc Bennahmias
Mères porteuses
PMA sans papa
Droit des orphelins
Sexe ou genre
Tous pour le mariage
Education/école
Politique de la famille
Transhumanisme

« Je voterais contre les mères porteuses si le sujet était mis à l’ordre du jour. "

www.jeanlucbennahmias.eu



Cette rubrique est mise à jour régulièrement
Aller plus loin : www.jeanlucbennahmias.eu


Question du journaliste : « Dans un manifeste, des médecins français ont reconnu avoir aidé des couples lesbiens et des femmes seules à recourir à la PMA à l’étranger. Peut-on continuer à la réserver aux couples hétérosexuels ? »

Jean-Luc Bennahmias : « La question du rapport à l’enfant, n’est pas un problème médical, mais un problème de projet de société. L’enfant ne doit pas être un adjuvant de confort pour un couple quel qu’il soit. Des questions anthropologiques nous incitent à avoir un débat approfondi, en raison, sur ces sujets, en abordant tous les aspects du problème, et non seulement l’acte médical de la PMA. Cependant, nous ne devons pas être guidés par une vision rétrograde ou d’ordre moral, dans ces domaines. La question clef est la capacité d’assurer à l’enfant un cadre d’épanouissement durable et le plus stable possible. »

Source : Pourquoidocteur, 10 janvier 2017


« Il est incroyable de refuser la PMA qui, je le rappelle, n’a rien à voir avec la question, autrement plus complexe, des mères porteuses ». 

www.jeanlucbennahmias.eu


Cette rubrique est mise à jour régulièrement 
Aller plus loin : www.jeanlucbennahmias.eu 



Rien pour le moment


Cette rubrique est mise à jour régulièrement
Aller plus loin : www.jeanlucbennahmias.eu


Rien pour le moment

Cette rubrique est mise à jour régulièrement 
Aller plus loin : www.jeanlucbennahmias.eu

« Si j’étais député français, je voterais pour le mariage pour tous. »

Source : www.jeanlucbennahmias.eu



Cette rubrique est mise à jour régulièrement
Aller plus loin : www.jeanlucbennahmias.eu


-Priorité à la lutte contre l’échec scolaire

« Des millions d’élèves sont dans le système éducatif, tous doivent en sortir en maitrisant les savoirs fondamentaux. Cela demande dans certains quartiers en difficulté, une présence accrue d’enseignants et de personnels, notamment des éducateurs, répétiteurs ou psychologues… »

-Revalorisation des revenus des enseignants

« Comparés à nos voisins européens, nos enseignants ont des revenus injustement inférieurs, cela doit être progressivement rattrapés. C’est une des raisons de la désaffection inquiétante que connaissent les concours d’enseignement. »

-Favoriser la mobilité professionnelle

« Permettre aux enseignants qui le souhaitent, après quelques dizaines d’années devant les élèves, de poursuivre leur carrière dans un cadre différent, de la fonction publique, notamment. Rendre plus attractive l’arrivée devant les élèves, spécialement dans l’enseignement professionnel, de personnes ayant une expérience technique et technologique récente. »

Valoriser les équipes éducatives

« [Cela] demande d’aborder avec une plus grande souplesse la question des mutations et des regroupements d’enseignants. »

-L’urgence est au collège

« Le Collège unique n’a pas tenu les promesses que la société y avait mises. L’augmentation explosive du nombre de collégiens, demande un traitement différencié des situations, si différentes d’un quartier à l’autre. L’autorité, l’absentéisme et la sécurité même, sont devenus des maux qui mettent en danger le fonctionnement de l’institution. Là aussi une présence accrue d’enseignants et de personnels est indispensables. Il ne s’agit pas uniquement de moyens matériels et de budget, mais d’un effort de réflexion, global, comme cas par cas, sur ce que sont les besoins de chaque collège pour mener à bien sa mission. Un redéploiement des moyens est possible et nécessaire. »

-Favoriser l’alternance qui prépare de façon indispensable à la vie professionnelle.

« La liaison entre les branches d’activités et l’administration de l’Éducation nationale est indispensable pour organiser le processus entre l’institution scolaire et les artisans, les TPE, les PME et les grandes entreprises qui doivent accueillir en alternance élèves et étudiants. Les entreprises concourent au dispositif de formation, en contrepartie, on ne peut les pénaliser. Ces jeunes ne peuvent ainsi être pris en compte dans le calcul des seuils sociaux, même s’ils bénéficient des mêmes droits que les autres salariés, les charges sociales qui pèsent sur l’employeur pour ces personnels doivent être allégées. »

-Seconde chance, enseignements culturels et sportifs

« Les écoles de la Seconde chance ont montré leur utilité sociale, pour remettre dans le processus un certain nombre de ceux qui ont décroché en chemin. Elles correspondent à une vraie nécessité. Elles doivent être pérennisées.

Valoriser les enseignements culturels et sportifs, en organisant une coordination entre les établissements d’enseignement et les conservatoires, écoles de musique, de danse, d’arts graphiques, et les associations sportives. Cela aidera à valoriser l’action, tellement nécessaire, des enseignants de ces différentes disciplines. »

-L’université est un lieu d’enseignement et de recherche, qui vise l’excellence.

« Pour cela un accueil réel des étudiants en première année, est nécessaire pour éviter l’échec massif qui marque les premiers pas des jeunes dans notre système universitaire. La préparation à l’université, qui est très majoritairement la suite logique des études faites au lycée, doit être menée dès la première et la terminale en faisant découvrir aux lycéens les techniques d’apprentissage qui sont celles de l’université, cours en amphithéâtre et travaux dirigés. Permettant une orientation plus efficace au moment du passage du lycée à la faculté, et permettant par la suite des changements de filières plus faciles. 

Le dispositif Erasmus, grand succès de l’Union européenne, qui permet à des dizaines de milliers de jeunes d’effectuer une partie de leurs études ou de leur apprentissage dans un ou plusieurs autres pays européens, doit être encouragé et renforcé, notamment en instituant systématiquement des équivalences entre les diplômes délivrés par les différents établissements d’enseignement. »

Source : Site de campagne de Monsieur Bennhamias : www.jeanlucbennahmias.eu



Cette rubrique est mise à jour régulièrement 
Aller plus loin : www.jeanlucbennahmias.eu

Rien pour le moment

Cette rubrique est mise à jour régulièrement 
 Aller plus loin : www.jeanlucbennahmias.eu

Rien pour le moment

Cette rubrique est mise à jour régulièrement  
Aller plus loin : www.jeanlucbennahmias.eu

François de Rugy
Mères porteuses
PMA sans papa
Droit des orphelins
Sexe ou genre
Tous pour le mariage
Education/école
Politique de la famille
Transhumanisme

"Pour maîtriser les dérives et sécuriser toutes les formes de conception:

Légalisation et encadrement éthique de la GPA

La gestation pour autrui sera reconnue d'ici la fin du quinquennat, dans des conditions d'encadrement strict garantissant un choix éclairé de la femme porteuse de l'enfant, et excluant toute transaction de nature commerciale. Une circulaire aux parquets recommandera dès le lendemain de l'élection de cesser les procédures visant à empêcher l'établissement d'enfants nés de parents français a l'étranger dans leurs droits, quel qu'ait pu être leur mode de conception."

"Une France fidèle à elle-même, c’est une France qui progresse, à chaque génération, vers l’égalité des droits : entre les femmes et les hommes, entre toutes les familles. Pour que la gauche renoue avec son ambition émancipatrice, il nous faudra reprendre le chemin de réformes sociétales demeurées inabouties. L’égalité des droits ne vaut que si progressent, aussi, les libertés individuelles."


Source : 66 mesures pour une France de tous les progrès www.derugy2017.fr


Cette rubrique est mise à jour régulièrement
Aller plus loin : www.francoisderugy.fr


"Pour des projets parentaux facilités pour toutes : 

Ouverture de la PMA à toutes les femmes

Aujourd'hui ouverte aux femmes en couple hétérosexuel en situation de stérilité, la procréation médicalement assistée avec donneur anonyme sera disponible pour tous les couples, y compris les couples de femmes. Aucune discrimination ne sera établie pour sa prise en charge par les assurances sociales.".

Source : 66 mesures pour une France de tous les progrès www.derugy2017.fr


Cette rubrique est mise à jour régulièrement
Aller plus loin : www.francoisderugy.fr

" L'ouverture de l'adoption [aux couples homosexuels] est donc à mes yeux un acte d'égalité, et pas la promotion d’un « modèle familial » au détriment d’un autre.  […] "

Source : Blog de François de Rugy, 15 mai 2013


Cette rubrique est mise à jour régulièrement
Aller plus loin : www.francoisderugy.fr

Rien pour le moment


Cette rubrique est mise à jour régulièrement
Aller plus loin : www.francoisderugy.fr


« La famille a profondément évolué ces cinquante dernières années et notre législation ne saurait l’ignorer. Parce que le mariage est avant tout la reconnaissance sociale d’une volonté commune de deux individus de lier leurs vies et de contractualiser un engagement, refuser aux couples homosexuels d’y accéder constitue à mes yeux une discrimination. Le faire au motif de l’existence du PACS n’est pas convaincant, car le mariage n’est pas le PACS. »

Source : Blog de François de Rugy, 15 mai 2013


Cette rubrique est mise à jour régulièrement
Aller plus loin : www.francoisderugy.fr

"Pour une éducation mieux partagée, encouragement à l’innovation des établissements scolaires Des dotations exceptionnelles en personnel et en moyens financiers seront accordées à un nombre limité d’établissements scolaires, notamment dans les zones prioritaires, qui choisiront, au sein de leur conseil d’administration ou de leur conseil d’école, de mettre en œuvre un projet d’établissement spécifique ou une pédagogie adaptée aux caractéristiques de la population scolaire. Ces expérimentations feront l’objet d’une évaluation. Les facteurs de succès identifiés dans ce cadre viendront inspirer la politique éducative.

Pour un corps enseignant à l’image de la société, mise en place d’un recrutement anticipé des futurs enseignants Un concours de pré-recrutement de futurs professeurs des écoles sera organisé à la fin de la classe de terminale pour les élèves souhaitant se destiner à l’enseignement. Les lauréats bénéficieront d’une bourse d’études universitaires et suivront des stages de formation à la pédagogie en parallèle de leur cursus universitaire dans le cadre des écoles supérieures du professorat et de l'éducation. A l’issue de cette formation, les enseignants ayant suivi cette voie de recrutement devront dix années de services à l’Education nationale.

Pour lutter contre les stéréotypes et les Frances qui s’ignorent, un vaste plan de jumelages inter-établissements scolaires Chaque établissement scolaire devra, avant la fin du quinquennat, avoir conclu un jumelage avec un autre établissement, situé dans une autre région, et dans un contexte socio-économique différent, afin de favoriser une meilleure connaissance mutuelle, notamment entre territoires urbain et ruraux. Les échanges entre les élèves permettront de confronter chacun à la diversité sociologique de la France, et de lutter contre les préjugés et les communautarismes de toutes sortes. Sur l’ensemble de sa scolarité, chaque élève aura au moins une occasion d’effectuer un séjour dans l’école avec laquelle son établissement est jumelé."

Source : 66 mesures pour une France de tous les progrès www.derugy2017.fr


Cette rubrique est mise à jour régulièrement
Aller plus loin : www.francoisderugy.fr

"Pour poursuivre la baisse du coût du travail et pour plus de justice sociale : basculement des cotisations familles sur la CSG"

Source : 66 mesures pour une France de tous les progrès www.derugy2017.fr


Cette rubrique est mise à jour régulièrement
Aller plus loin : www.francoisderugy.fr

Rien pour le moment


Cette rubrique est mise à jour régulièrement
Aller plus loin : www.francoisderugy.fr

Benoît Hamon
Mères porteuses
PMA sans papa
Droit des orphelins
Sexe ou genre
Tous pour le mariage
Education/école
Politique de la famille
Transhumanisme

« J’en profite pour rappeler mon opposition à la gestation pour autrui (GPA) qui se pratique dans certains pays car je considère cela comme une véritable marchandisation des utérus. »

                                    Source : Pourquoidocteur, 9 janvier 2017

Benoit Hamon : « Je considère que dès lors qu’un tiers intervient, une femme, souvent plus pauvre que les couples qui sollicitent de contracter avec elle - en général quand on voit la GPA ce sont des femmes pauvres avec des couples plutôt plus riches – il me semble que ça pose des problèmes éthiques, ça pose des problèmes de marchandisation du corps

Journaliste : « Sauf si encadré »

Benoit Hamon : « Oui mais bon, moi je crois pas au don, je le dis très clairement, je ne crois pas du tout au don. On est dans le champ de la marchandisation, voilà, c’est une sphère supplémentaire qui échappait au marché et qui va désormais être marchandisée. »

Source : Libération : Face webcam, 5 janvier 2017


Cette rubrique est mise à jour régulièrement
Aller plus loin : www.benoithamon2017.fr

Question du journaliste : « Dans un manifeste, des médecins français ont reconnu avoir aidé des couples lesbiens et des femmes seules à recourir à la PMA à l’étranger. Peut-on continuer à la réserver aux couples hétérosexuels ? »

Benoît Hamon : « Comme sur bien des sujets, il nous faut éviter l’hypocrisie, cela ne fait jamais avancer le débat. Les femmes françaises seules ou en couple avec une autre femme vont à l’étranger se faire aider pour avoir un enfant. C’est une réalité parce que la législation française leur interdit l’accès à cette méthode d’aide à la procréation. Je crois avoir été constant sur cette question. Je suis favorable à la procréation médicalement assistée (PMA) pour toutes les femmes. »

Source : Pourquoidocteur, 9 janvier 2017


« J’étendrai la procréation médicalement assistée aux femmes seules et aux couples homosexuels. » 

Source : Site de campagne 2017 de Monsieur Hamon 


Cette rubrique est mise à jour régulièrement
Aller plus loin : www.benoithamon2017.fr

« Il y a un acquis fondamental qui est celui de l’égalité des hommes devant le mariage et la possibilité d’adopter des enfants pour tous. »

Source : ONPC, 8 février 2014


Cette rubrique est mise à jour régulièrement
Aller plus loin : www.benoithamon2017.fr

Question de l’Inter-LGBT : « Réformerez-vous la nouvelle procédure de changement de la mention du sexe à l’état civil sans condition médicale afin d’en faire une procédure qui est aussi déclarative, déjudiciarisée, fondée uniquement sur l’autodétermination des personnes trans ? »  

Réponse de Monsieur Benoît Hamon : « Oui »

Question : « Prendrez-vous les mesures législatives, administratives ou autres nécessaires pour garantir le respect de l’intégrité physique des personnes intersexuées et leur droit à prendre leurs propres décisions par rapport à leur corps, leur autonomie physique et leur autodétermination ? »

Réponse : « Oui »

Question : « Soutiendrez-vous le lancement d’une réflexion avec les associations de personnes intersexué-es sur l’enregistrement à l’état civil des personnes intersexuées ? »

Réponse : « Oui »

Question : « Modifierez-vous les dispositions sur le Conseil supérieur de l’audiovisuel de la loi du 30 septembre 1986 relative à la liberté de communication pour intégrer l’orientation sexuelle et l’identité de genre ? »

Réponse : « Oui »

Source : Questionnaire pour l’élection présidentielle, Inter-LGBT, pages 1 et 5 


 « Ce qui se joue c’est dès le plus jeune âge, la lutte contre les stéréotypes de genre. Et c’est la raison pour laquelle avec Najat Vallaud-Belkacem quand j’étais ministre de l’Éducation nationale nous avons rendu obligatoire dans les écoles de formation des professeurs des modules de formation sur l’égalité « femmes-hommes ». Nous avons mis à disposition de tous les enseignants des ressources pédagogiques pour faire face aux situations où cette question de l’égalité « femmes-hommes » est mise en cause. […] Nous nous sommes nourris de cette expérimentation [des ABCD de l’égalité], et c’est un progrès considérable de ce gouvernement que d’avoir fait de cette question une question centrale dans l’éducation parce que ça se joue d’abord là. »

Source : France 2, débat de la primaire de la gauche, 20 janvier 2017


«Création d’un corps de contrôle anti-discriminations :

Je créerai un nouveau service public, la brigade de lutte contre les discriminations. Ce corps de contrôle vérifiera régulièrement les pratiques des structures publiques et privées en matière de discrimination (d’égalité femmes-hommes, accessibilité pour les personnes handicapées, discriminations à l’embauche et plafond de verre, traitement inéquitable des clients ou usagers, etc.) »

Source : Site de campagne 2017 de Monsieur Hamon



«Il faut démystifier ce que certains ont raconté et qui n’a strictement rien à voir avec ce qui s’est passé dans les classes. Je ne me laisserai pas intimider. L’école ne doit pas être otage d’adultes qui en font un champ de bataille au détriment de la sérénité des élèves et des enseignants».

Source : Le Parisien, 29 juin 2014


Cette rubrique est mise à jour régulièrement
Aller plus loin : www.benoithamon2017.fr

« La législation sur les familles est, pour une part, déconnectée de la manière dont les familles se constituent, se fondent, en ce début de XXIème siècle. Notre société se caractérise notamment par une certaine diversité des modèles familiaux. Notre droit doit prendre en compte cette diversité, non pour souligner les singularités de chaque situation dans des règlements spécifiques mais, au contraire, pour élargir le cercle du droit commun et des citoeyn.nes à part entière. L’aventure parentale engage les adultes qui la désirent et la tentent. Inutile de leur mettre des bâtons dans les roues avec des lois inadaptées »

Source : Questionnaire pour l’élection présidentielle, Inter-LGBT, page 2 

« Speech : Suppression de la loi sur le mariage pour tous ?

Monsieur Benoît Hamon : Pourquoi donc ? Si, on peut le faire si on veut revenir en arrière mais ça non non, il n’est pas question qu’on supprime la loi Taubira – en tout cas pas moi président de la République. »

 Source : Speech, Konbini, 19 mars 2017
http://speech.konbini.com/news/video-benoit-hamon-programme/


« Il y a un acquis fondamental qui est celui de l’égalité des hommes devant le mariage et la possibilité d’adopter des enfants pour tous. »

Source : ONPC, 8 février 2014


Cette rubrique est mise à jour régulièrement
Aller plus loin : www.benoithamon2017.fr

Question de l’Inter-LGBT : « Rendrez-vous systématique chaque année une campagne de lutte contre les discriminations à raison de l’orientation sexuelle, de l’identité de genre et de l’état de santé dans les établissements du secondaire, et ce dès le premier trimestre ? »

Réponse de Monsieur Benoît Hamon : « Oui »  

Question : « Toujours dans l’enseignement supérieur, comptez-vous développer la question des études de genre, essentielles pour mieux appréhender les inégalités de sexe, de genre, et liées à l’orientation sexuelle ? »

Réponse : « Oui »

Source : Questionnaire pour l’élection présidentielle, Inter-LGBT, page 3 


«Mise en place d’un service public du soutien scolaire :

 Je mettrai en place un service public du soutien scolaire pour donner à tous les chances de réussir à l’école. Il faut inclure dans le temps scolaire des élèves le travail personnel et les devoirs qui, aujourd’hui, sont à faire à la maison. L’école et le collège doivent organiser en leur sein l’accompagnement des élèves pour leur permettre l’aide aux devoirs directement liés au travail fait en classe. Cet accompagnement et ces aides doivent être pris en charge par des enseignants dont la rémunération sera augmentée en conséquence.

Reconnaissance de l’engagement des jeunes :

J’assurerai à tous les jeunes une véritable reconnaissance de leur engagement. Je proposerai à tou.te.s les élèves des collèges et lycées de rencontrer des entrepreneurs sociaux, des dirigeants ou des bénévoles associatifs et de faire un service civique au cours de leur cursus. Je rendrai possible la validation du premier semestre de l’université avec l’expérience d’un service civique ou d’une expérience longue de bénévolat. Je permettrai aux jeunes de certifier leur engagement associatif afin qu’ils puissent le valoriser sur leur CV.

Recrutement de 40 000 enseignants pour notre école :

Je recruterai 40 000 enseignants supplémentaires pour lutter contre les inégalités scolaires. La priorité sera donnée au primaire : 20 000 postes y seront crées pour qu’il n’y ait pas plus de 24 élèves par classe pour les apprentissages fondamentaux et pas plus de 20 élèves en cycle 2 dans les REP, outres-mers et territoires ruraux. 15 000 postes seront crées pour la formation continue, 2 000 postes pour garantir le remplacement des enseignants absents et 3 000 postes pour rendre la scolarité obligatoire dès 3 ans, et même 2 ans dans les REP. 

Création d’un service public de la petite enfance :

Je souhaite que les jeunes parents, et notamment les mères isolées, puissent bénéficier d’un service public de garde d’enfants en cas d’horaires décalés. Ce nouveau service public de la petite enfance permettra de mener de front, et de façon sereine sa vie parentale et sa vie active.

Amélioration des conditions de travail des professeurs :

Je poursuivrai la revalorisation des conditions de travail des enseignants : salaires, première affectation, gestion des carrières, amélioration de la formation initiale et de la formation continue. J’associerai les enseignants à la prise de décision par un management plus horizontal, par la création de collectifs de travail, et par la prise en compte de leurs responsabilités au sein des écoles, collèges et lycées. Enfin, je renforcerai le rôle de la médecine du travail au sein de l’Education nationale pour agir contre la souffrance au travail.

Développer la mixité sociale à l’école :

Je rebâtirai une carte scolaire pour mettre fin aux ghettos scolaires. L’hétérogénéité des niveaux scolaires et des milieux sociaux sont des facteurs essentiels pour la réussite des élèves les plus en difficulté et les plus défavorisés ainsi que pour le lien social. Il nous faut conduire une politique de mixité sociale entre les établissements, en rénovant la carte scolaire, mais aussi au sein des établissements en jouant à la fois sur la sectorisation, l’affectation et la constitution des classes.

Grand plan de formation continue des enseignants :

Je mettrai en œuvre un grand plan de formation continue des enseignants pour une école de l’égalité. En fonction de son ancienneté et des besoins qu’il exprimera, chaque enseignant bénéficiera tous les ans de 3 jours, 5 jours ou 10 jours de formation. Les enseignants seront formés à la personnalisation des apprentissages, à la différenciation pédagogique et à l’usage pédagogique du numérique. »

Source : Site de campagne 2017 de Monsieur Hamon



« Faire la réforme de l’éducation prioritaire et l’étendre au lycée. […] Il faut se fixer un objectif pour que, sur le cycle 2 [CP au CE2], il n’y ait pas plus de 20 élèves par classe en moyenne. Il faut faire 20 000 recrutements supplémentaires d’enseignants. S’il est un domaine où il faut continuer à investir c’est celui de l’éducation nationale. »

Source : France 2, 8 décembre 2016


Cette rubrique est mise à jour régulièrement
Aller plus loin : www.benoithamon2017.fr


« Création d’un service public de la petite enfance :

Je souhaite que les jeunes parents, et notamment les mères isolées, puissent bénéficier d’un service public de garde d’enfants en cas d’horaires décalés. Ce nouveau service public de la petite enfance permettra de mener de front, et de façon sereine sa vie parentale et sa vie active.

Extension du Congé Paternité :

« J’alignerai le congé paternité sur le congé post-natal dont bénéficient les mères. »

Source : Site de campagne 2017 de Monsieur Hamon


Cette rubrique est mise à jour régulièrement
Aller plus loin : www.benoithamon2017.fr

«Création d’une taxe sur les robots intelligents :

Je créerai une taxe sur la richesse créée par les systèmes automatisés afin de financer notre protection sociale. Lorsqu’un.e travailleur.euse est remplacé.e par un systèmes automatisé, la richesse créée bénéficie essentiellement aux actionnaires. Je propose donc de taxer cette richesse – par exemple en lui appliquant des cotisations sociales – pour qu’elle finance prioritairement des mesures telles que le revenu universel plutôt que les dividendes. »

Source : Site de campagne 2017 de Monsieur Hamon


Cette rubrique est mise à jour régulièrementµ
Aller plus loin : www.benoithamon2017.fr 

Arnaud Montebourg
Mères porteuses
PMA sans papa
Droit des orphelins
Sexe ou genre
Tous pour le mariage
Education/école
Politique de la famille
Transhumanisme

« Je suis opposé à la GPA parce que pour moi c’est une marchandisation des ventres et je ne suis pas pour l’industrie du bébé et c’est un des points qui me rapproche d’ailleurs de Lionel Jospin, Jacques Delors, un certain nombre de ceux qui se sont exprimés sur le sujet. »

Source : Libération : Face webcam, 9 janvier 2017   




Cette rubrique est régulièrement mise à jour.
Aller plus loin : http://www.arnaudmontebourg-2017.fr

Question du journaliste : « Dans un manifeste, des médecins français ont reconnu avoir aidé des couples lesbiens et des femmes seules à recourir à la PMA à l’étranger. Peut-on continuer à la réserver aux couples hétérosexuels ? »

Arnaud Montebourg : « La gauche était unie sur le mariage pour tous, là où la droite a encore un fois cherché à dresser les Français les uns contre les autres. Aujourd’hui, l'extension de la PMA renvoie à des enjeux bioéthiques complexes, mais constitue déjà de fait une solution adoptée par un nombre croissant de couples de même sexe. Ce qui m’importe, c’est avant tout de préserver la situation juridique des enfants de ces couples de même sexe, ce qui doit passer en premier lieu par une facilitation de leur retour administratif en France et de l’établissement de leur filiation, dans l’esprit de la circulaire Taubira validée par le Conseil d’Etat en octobre 2014. C’est ce que je chercherai à faire en priorité avant d’évaluer, de la façon la plus claire possible, en lien avec les professionnels, les conditions qui permettront d’ouvrir en France cette possibilité à tous les couples de même sexe. »

Source : Pourquoidocteur, 11 janvier 2017


Question : « Êtes-vous pour la légalisation de la PMA pour les couples de femmes ? »  

Réponse : « Oui, favorable »​

​Libération : Face webcam, 9 janvier 2017


Cette rubrique est régulièrement mise à jour.
Aller plus loin : http://www.arnaudmontebourg-2017.fr

Monsieur Montebourg avait co-signé une proposition de loi en 2008 qui visait l'ouverture de l’accès à l’adoption plénière aux couples de même sexe, aux pacsés et aux concubins.


Cette rubrique est régulièrement mise à jour.
Aller plus loin : http://www.arnaudmontebourg-2017.fr 


Rien à ce jour


Cette rubrique est régulièrement mise à jour.

Aller plus loin : http://www.arnaudmontebourg-2017.fr 


Favorable à la loi Taubira


Cette rubrique est régulièrement mise à jour.µ
Aller plus loin : http://www.arnaudmontebourg-2017.fr 

Généraliser le dispositif plus de maîtres que de classes

« Partout où cela est nécessaire nous devons généraliser ce dispositif et découper les classes en deux ou trois afin de consacrer davantage de temps aux écoliers qui en ont le plus besoin. »

Vousnousils, 20 décembre 2016

Un même professeur des écoles pour les élèves du CP au CE2

« Je propose de créer un « maître des savoirs fondamentaux » qui suive les élèves de classe en classe pendant ces trois années. »

Source : Le Parisien, 18 décembre 2016

Un tuteur pour les élèves en difficulté

 «Je souhaite mobiliser les retraités de l’Education nationale pour que tout enfant en difficulté ait un adulte qui le suive, sous l’autorité de leur professeur. »

Source : Bondy Blog, 7 décembre 2016


Généraliser le travail en petits groupes pour l’apprentissage des savoirs fondamentaux

« Notre pays ne fait que reproduire et accentuer les inégalités. Nous allons devoir investir en dédoublant les petites classes pour l’apprentissage des savoirs fondamentaux. Les mêmes professeurs doivent suivre les mêmes enfants du CP au CE2. »

Source : Le Monde, 29 novembre 2016

Valoriser la pédagogie de projets collectifs

« Nous pourrions imaginer des solutions plus coopératives, plus collaboratives dans les stratégies pédagogiques. Nous pourrions imaginer qu’au lieu d’avoir des compétitions individuelles il y ait des projets collectifs. Voilà l’esprit dans lequel nous devons faire évoluer l’appareil éducatif. »


Réformer le système de notation

« Je suis pour la diversification des réussites, mais la réussite pour tous. Chacun peut. Un enfant en échec scolaire, s’il devient moyen c’est une victoire, un enfant bon qui devient excellent, c’est une victoire. La victoire, c’est que tous les enfants doivent être poussés le plus loin possible. Oui, il faudra imaginer d’autres systèmes d’évaluation. Nous en sommes capables et nous en avons un impérieux besoin. »

Développer le numérique à l’école

« Internet, pour moi, réhabilite la notion de coopération dans une société individualiste et ultra concurrentielle. Dans l’éducation, internet permet et donner le pouvoir à la multitude. »

Source : Etats généraux du « Projet France », 5 novembre 2016


Cette rubrique est régulièrement mise à jour. 
Aller plus loin : http://www.arnaudmontebourg-2017.fr 

Rien pour le moment

Open data : rendre les données financières publiques  

« Je propose d’organiser de manière obligatoire la libération des données publiques, pour que les citoyens puissent s’emparer des enjeux financiers qui concernent leurs impôts. »

Revoir les statuts des auto-entrepreneurs et des salariés des applications numériques. 

« A nous de faire émerger une société de travailleurs autonomes avec une protection sociale et un revenu décent. A nous de contribuer à la libération par le travail et non pas l’apparition d’un esclavage numérique qui transforme les entrepreneurs en serfs. »

Source : Etats généraux du « Projet France », 5 novembre 2016


Cette rubrique est régulièrement mise à jour.
Aller plus loin : http://www.arnaudmontebourg-2017.fr 

Vincent Peillon
Mères porteuses
PMA sans papa
Droit des orphelins
Sexe ou genre
Tous pour le mariage
Education/école
Politique de la famille
Transhumanisme

Rien pour le moment


Cette rubrique est remise à jour régulièrement. 
Aller plus loin : http://www.vp2017.fr

Question: « Est-ce que Vincent Peillon va autoriser la PMA aux couples de femmes ? »

Vincent Peillon : « Oui, je l’ai dit dans mon programme (...) Je crois que la notion même de progrès et de progrès des droits c’est une notion que nous devons reprendre parce que c’est les combats de la gauche. Quand vous regardez depuis deux siècles le grand combat, et pour moi la différence avec la gauche, c’est qu’elle pense toujours qu’elle doit accorder à tous des droits qui à un moment n’appartiennent qu’à quelques-uns. Et donc ça a pu être le droit de vote avec le système censitaire, ça doit être des questions en fonction des distinctions. À un moment l’histoire avance et dans le fond va dans le sens de cet accomplissement de l’universalité des droits. Je ne peux pas m’accorder quelque chose que je ne vous accorderai pas, ce ne serait pas juste. Et donc pour la PMA aux couples de femmes je pense que ça va dans ce sens-là et j’y suis favorable. »

 Source : Libération : Face webcam, 11 janvier 2017


« Je garantirai l’égalité des droits en ouvrant aux couples de femmes l’accès à la procréation médicalement assistée. »

Source : « Propositions pour la France » (2017), page 58


Cette rubrique est remise à jour régulièrement.

Aller plus loin : http://www.vp2017.fr 

Rien pour le moment

Cette rubrique est remise à jour régulièrement.

Aller plus loin : http://www.vp2017.fr 

 « Sur les ABCD de l’égalité ils ont été mis en place quand je suis arrivé, ils ont été retirés malheureusement au bout de deux ans et demi, je n’en fais grief à personne. Mais qu’on se comprenne et qu’on se rappelle : il y avait ces journées de retrait de l’enfant, c’était d’une extrême violence. On a injurié les professeurs de français qui faisaient l’essentiel du travail, ça vient d’être rappelé parce que le travail c’est que nous ne trouvons pas de femmes ingénieurs, nous n’avons pas de femmes qui font des études de mathématiques. Parce que par prédestination, ou les stéréotypes de genre qu’évoquait Benoît, et bien naturellement on se destine à d’autres métiers. Ce travail il faudra le reprendre. »

Source : France 2, débat de la primaire de la gauche, 20 janvier 2017


Vincent Peillon, lorsqu'il était Ministre de l'Education nationale, avait lancé l'expérimentation des ABCD de l'égalité, en lien avec Najat Vallaud-Belkacem, alors Ministre des droits des femmes.


Cette rubrique est remise à jour régulièrement.

Aller plus loin : http://www.vp2017.fr 


"Vous savez j’écoutais les cris d’orfraies de l’opposition et même de Monsieur Copé à l’Assemblée nationale l’autre jour, mélangeant tout (cette circulaire, la PMA, la GPA), je veux dire on parle par sigle et on voudrait noyer tout le monde, non, c’est très simple : il y a, d’abord, ce mariage pour tous, progrès des droits. Car qu’est-ce qu’il y a derrière ? Il y a le grand débat qui dure et qui est séculaire : est-ce que je peux m’attribuer des droits que je refuse aux autres ? C’était vrai pour le racisme, c’était vrai pour l’égalité homme-femme, c’est vrai pour la discrimination raciale et on en a connu c’est vrai aussi dans cette affaire - est-ce que je considère que moi que je peux refuser aux autres ? Il y a ceux qui le pensent (ils sont conservateurs, ils sont contre le sens de l’histoire) et puis il y a ceux qui portent la grande tradition française qui considèrent qu’il y a une universalité du genre humain et que, quand j’ai des droits, je dois les accorder aux autres."

Source : I-Télé, 4 février 2013


Cette rubrique est remise à jour régulièrement.

Aller plus loin : http://www.vp2017.fr 

« L’éducation a été, conformément aux engagements pris devant les Français, une des grandes priorités du quinquennat qui s’achève. Avec conviction et avec fierté, j’ai pris ma part de ce redressement éducatif de la France, en faisant adopter par l’ensemble de la gauche la loi de refondation de l’École de la République.

Au cours des années qui viennent, la nation devra poursuivre son effort en faveur de l’éducation et de la formation ; nous devons nous rassembler et nous mobiliser pour éviter qu’il soit remis en cause.

La priorité à l’éducation doit être maintenue dans la durée.

Plus encore que d’autres politiques, l’éducation exige le temps long et la continuité si l’on veut obtenir des résultats plutôt que se contenter d’effets d’annonce. Les pays qui ont réussi leur choc PISA ont conduit leur politique avec continuité sur dix ans, souvent plus. Les priorités établies ces dernières années doivent être clairement réaffirmées et traduites concrètement au cours du prochain quinquennat.

- Amplifier le rééquilibrage des investissements en faveur du primaire, qui est moins doté.

- Favoriser la mixité sociale à l’école : comment vivre ensemble si nous élevons séparément nos enfants ? Nous devrons élargir les secteurs de recrutement à plusieurs collèges et demander à l’enseignement privé, par contractualisation, de prendre sa part dans le développement de la mixité scolaire.

- Donner plus à ceux qui ont moins : poursuivre la politique d’accueil des moins de trois ans, la mise en place du dispositif « plus de maîtres que de classes » et la réforme des dotations et des moyens de fonctionnement pour favoriser la réussite des établissements les plus en difficulté. Permettre aux équipes pédagogiques de ces établissements de mieux travailler dans la durée, avec plus d’autonomie et de reconnaissance.

- Améliorer la formation initiale et continue des enseignants. Il faut s’assurer du bon fonctionnement des Écoles supérieures du professorat et de l’éducation (ESPE), du respect du cahier des charges. Je proposerai de mettre en place des pré-recrutements et des formations dès la première année universitaire avec de l’alternance, et de consacrer une part importante des nouveaux moyens à la formation continue des enseignants pour accompagner et réussir les réformes dans la durée.

- Poursuivre le passage à l’école numérique, la lutte contre le décrochage, la revalorisation des carrières des personnels, tout particulièrement des débuts de carrière, la reconquête d’un meilleur temps scolaire en l’étalant davantage et en le répartissant mieux sur l’année.

- Faire d’une meilleure orientation et du dialogue entre l’École et le monde économique et professionnel un outil de réduction des inégalités d’accès à l’emploi.

J’engagerai une deuxième étape de la refondation de l’École de la République autour d’une articulation nouvelle entre le lycée et le premier cycle du supérieur (Bac -3 / Bac +3), visant à sécuriser les parcours des élèves et leurs choix d’orientation.

Le prochain quinquennat doit s’attacher à faire de l’enseignement supérieur et de la recherche une priorité.

Amphithéâtres bondés, taux d’échec encore trop importants, inégalités des moyens consacrés aux différents étudiants selon le type d’établissement dans lequel ils sont inscrits… ; en dépit d’efforts accomplis dernièrement, le paysage de notre enseignement supérieur nécessite une action vigoureuse, attendue par l’ensemble des personnels et des étudiants.

Un plan de rattrapage doit permettre de recruter 8 000 enseignants supplémentaires sur les cinq années du prochain mandat. Afin de renforcer les effectifs et de faciliter la mobilité des enseignants, pour réussir la transition Bac-3/Bac+3, l’affectation des professeurs agrégés dans le supérieur, la redéfinition de leurs missions et de leurs services, devront faire l’objet de discussions avec les organisations représentatives.

La revalorisation des carrières de l’enseignement supérieur et de la recherche doit être aussi inscrite à l’agenda de la négociation et programmée sur dix ans pour rendre les carrières à nouveau attractives.

Un nouvel élan doit être donné pour la réussite étudiante, qui mobilisera une partie des fonds nationaux supplémentaires et des fonds européens. Il doit se fixer pour objectif de rapprocher les financements alloués aux étudiants à l’Université et dans les classes préparatoires aux grandes écoles (CPGE) sans affaiblir ces dernières ; de renforcer les dispositifs d’orientation, de développer les infrastructures (restauration, bibliothèque, équipements sportifs), les Maisons de l’étudiant et de lancer un plan santé étudiante.

Il doit s’accompagner d’un plan « Universités numériques » permettant la numérisation de tous les campus, la création de « learning centers » et un renforcement de l’aide aux MOOCS. »

Source : « Propositions pour la France » (2017), pages 39-42


« Je renforcerai l’effectivité de l’obligation légale d’éducation à la sexualité de l’école au lycée. »

Source : "Propositions pour la France" (2017), page 58


Cette rubrique est remise à jour régulièrement.

Aller plus loin : http://www.vp2017.fr 

« Un service public de la petite enfance

Les femmes sont encore handicapées dans leur vie professionnelle par l’inégale répartition des tâches domestiques et familiales ; pour faciliter leur accès à des emplois de qualité, les structures d’accueil collectif de la petite enfance devront être développées et ouvertes en priorité aux enfants issus de milieux défavorisés. Articulée avec la poursuite du développement de la scolarisation avant trois ans dans les réseaux d’éducation prioritaire, cette politique contribuera ainsi à réduire les inégalités qui pèsent aujourd’hui dès le berceau sur les destins des enfants de France.

Je proposerai également le versement des allocations familiales dès le premier enfant. »

Source : « Propositions pour la France » (2017), page 53

Cette rubrique est remise à jour régulièrement.
Aller plus loin : http://www.vp2017.fr 

Rien pour le moment.


Cette rubrique est remise à jour régulièrement.
Aller plus loin : http://www.vp2017.fr  

Sylvie Pinel
Mères porteuses
PMA sans papa
Droit des orphelins
Sexe ou genre
Tous pour le mariage
Education/école
Politique de la famille
Transhumanisme

Question : « Quelle position adoptez-vous vis-à-vis de la GPA ? »

Sylvia Pinel : « Je ne suis pas favorable à la gestation pour autrui parce que je ne peux pas accepter l’idée de marchandisation du corps de la femme. En revanche je suis favorable évidemment à ce que les enfants nés de GPA disposent d’un état civil et d'une filiation en France. »

Source : Libération : Face webcam, 12 janvier 2017


« Pour aller vers l’égalité et lutter contre l’injustice il faut ouvrir la procréation médicalement assistée à toutes les femmes sans condition. » 

France 2, débat de la primaire de la gauche, 20 janvier 2017 


« Permettre le recours à la Procréation Médicalement Assistée (PMA) à toutes les femmes sans conditions

La PMA doit être accessible à toutes les femmes – par donneur anonyme ou donneur connu – sans discrimination liée à leur situation maritale. Il faut mettre fin à l’exil procréatif qui pousse nombre de femmes à se rendre à l’étranger pour avoir accès à ces techniques. »

Source : « De l’audace pour la France » (2017), page 32


« Bien sûr, je n’ignore pas les fortes résistances conservatrices qui se mobilisent régulièrement pour que ces décisions, pourtant liées à la vie privée et à l’intimité, puissent être laissées au libre arbitre de chacun, les considérants comme trop importantes. Je pense, au contraire, que chaque citoyen est un être responsable, libre des choix qui le concernent. C’est le sens des combats que les radicaux ont toujours mené pour les libertés individuelles et les libertés publiques. C’est la raison pour laquelle nous réclamons toujours une loi pour permettre à toutes les femmes sans condition d’avoir recours à la PMA. »

Source : Discours de Madame Sylvia Pinel à La Rochelle, 4 septembre 2016




« Alléger et faciliter les procédures d’adoption pour tous

Les couples, qu’ils soient homosexuels ou non, et les célibataires doivent pouvoir accéder à l’adoption de manière égale et juste, sans discrimination liée à leur orientation sexuelle ou leur condition maritale. » 

« De l’audace pour la France » (2017), page 32

« Il faut aussi lutter contre les stéréotypes ou les clichés qui durent depuis l’enfance. Si on veut permettre à la femme d’occuper la place qui est la sienne, de ne pas considérer qu’il y ait des lieux interdits ou des métiers interdits aux femmes ça se joue dès l’école, dès le plus jeune âge. Donc c’est vraiment en mettant le paquet sur l’éducation et ensuite dans la vie que l’on y arrivera. […] Si on arrivait à casser ces clichés, ce sexisme ordinaire que l’on entend trop souvent et pas qu’en politique je crois qu’on n’aurait plus besoin de passer par la loi. Mais aujourd’hui vu l’état malheureusement des mentalités dans ce pays, si les pères doivent s’engager pour accompagner leurs enfants, moi je crois que c’est une bonne idée. »

Source : France 2, débat de la primaire de la gauche, 20 janvier 2017

« Oui, la défense des femmes n’est pas seulement réservée aux femmes comme je l’entends trop souvent ! Les luttes à mener sont encore nombreuses, trop nombreuses. Et c’est faire preuve d’humanisme que de prôner l’égalité entre tous les êtres humains, sans distinction de genre, et de donner à tous la chance de choisir sa vie, en toute conscience et en toute liberté. »

Source:  Discours de Madame Sylvia Pinel à La Rochelle, 4 septembre 2016

« Ce quinquennat aura permis des avancées que nous radicaux souhaitions depuis longtemps et, bien sûr, nous nous réjouissons de la loi instituant le mariage pour tous. »

Source : Discours de Madame Sylvia Pinel à La Rochelle, 4 septembre 2016

« L’école, service public de la République

La coexistence de plusieurs systèmes éducatifs parallèles est un évident obstacle à la cohésion sociale et contribue à perpétuer ou renforcer les inégalités. Elle ne saurait s’envisager qu’à des conditions permettant que soient assurées en toutes circonstances les obligations propres au service public éducatif, et ne doit en aucun cas s’apparenter à une concurrence portant atteinte à l’école publique, dont le caractère d’excellence doit être réaffirmé et généralisé. Je proposerai en conséquence : 

- La subordination de l’octroi de financements publics à des écoles privées au strict respect par celles-ci des obligations de service public définies par la loi et dans le cadre de contrats conclus avec l’Education Nationale, incluant le respect des programmes définis par celle-ci. Les financements publics ne seront plus accordés aux établissements qui ne respecteraient pas ces engagements 

- La subordination à autorisation administrative de l’ouverture d’écoles ou de lieux d’enseignement ou de formation ne faisant pas appel au financement public. L’activité de ces établissements, qui devra respecter les principes républicains, devra faire l’objet d’un contrôle systématique

L’école de la République, une école d’excellence

L’école doit permettre aux élèves, toutes filières confondues, de disposer des mêmes chances de réussite et d’épanouissement. Pour assurer l’excellence de l’Ecole républicaine, je propose :

Les mesures générales suivantes : 

- Rendre l’école obligatoire dès la maternelle 

- Garantir un socle d’enseignement commun jusqu’à 16 ans : le collège unique doit être conservé pour assurer une formation éducative unique jusqu’à 16 ans au moins ̶ou 15 ans sur dérogation ̶, âge auquel les enfants pourront s’orienter vers l’apprentissage s’ils le souhaitent. Aucune sélection ne saurait être effectuée avant

- Réduire les effectifs des élèves dans toutes les classes : les professeurs pourront dès lors assurer un meilleur suivi, plus personnalisé, de leurs élèves  

- En conséquence, augmenter le nombre d’enseignants recrutés et formés chaque année. L’effort global de recrutement de 60.000 enseignants supplémentaires, engagé mais non encore atteint, doit être poursuivi avec détermination 

- Renverser une logique d’affectation des enseignants, qui conduit aujourd’hui à l’envoi quasi-systématique des jeunes professeurs dans des établissements défavorisés et souvent difficiles sans avoir l’expérience, la formation ou le bagage nécessaires pour répondre aux défis pédagogiques auxquels ils doivent faire face

Une adaptation des programmes, comportant : 

- Un renforcement vigoureux de l’acquisition des fondamentaux que sont la lecture, l’écriture (orthographe, grammaire) et les connaissances de base, impliquant toutes vérifications utiles à l’entrée au collège ou à la sortie du primaire. 

- Le maintien de l’enseignement du latin et du grec 

- La création d’un enseignement commun au lycée en droit, économie et sciences humaines dès la seconde. 

- Le recours à l’usage du numérique, sans préjudice de la maîtrise de l’écriture manuelle. 

- La recherche, tout au long des années d’études au lycée, de témoignages de professionnels permettant de susciter les vocations et orientations pertinentes.

Une amélioration de l’apprentissage des langues étrangères, par : 

- La réduction des effectifs des classes de langue, permettant d’insister sur la prise de parole, l’échange et le dialogue entre élèves et professeurs 

- L’appel aux laboratoires de langues 

- La généralisation de l’usage du numérique 

- La démultiplication des échanges scolaires internationaux

La revalorisation, par tous moyens utiles (campagnes de communication, échanges avec les professionnels) des métiers dits « manuels », afin que les élèves qui souhaitent étudier dans le cadre de filières professionnelles puissent le faire par envie et non plus par dépit.

En matière de santé à l’école, je juge indispensable de : 

- renforcer la santé à l’école en rendant obligatoire une visite médicale annuelle. 

- favoriser l’information touchant à la contraception 

- sensibiliser les élèves et étudiants aux infections et maladies sexuellement transmissibles et aux pratiques à risques, hétérosexuelles comme homosexuelles. 

- favoriser la prévention des addictions.

- lutter contre l’obésité par l’éducation alimentaire.

Une formation des enseignants préservée et améliorée

Je veillerai à ce que : 

- soit assurée la pérennité de la formation des jeunes enseignants, une formation devant comporter l’acquisition de savoirs nécessaires, mais aussi des méthodes pédagogiques. 

- soit organisée une formation des enseignants tout au long de leur carrière.

Par ailleurs, la fragmentation du parcours scolaire rend actuellement les enseignants relativement impuissants pour organiser un accompagnement efficace de l’élève : Développer la bi ou multidisciplinarité lors des formations permettra aux jeunes enseignants de travailler en équipe sur la base de projets pédagogiques adaptés et personnalisés à chacun des élèves.

Enseignement supérieur et recherche

Dans ces domaines, je défendrai une politique éducative tendant à faire de l’Université le lieu privilégié du plus large accès à l’excellence scientifique et professionnelle. L’université doit être le socle d’une ascension sociale ouverte aux jeunes de toutes origines, fondement du vivre ensemble de demain.

L’université doit pouvoir former efficacement des professionnels. De nouvelles filières doivent être créées pour entrer en résonance avec les métiers de demain, notamment en ce qui concerne l’écologie et les nouvelles énergies. Des stages obligatoires doivent être prévus dans toutes les filières, y compris au sein des sciences humaines.

L’objectif de meilleure liaison entre l’Université et le monde professionnel conduit à proposer la suppression de l’obligation d’achever une thèse en trois ans, disposition ayant pour effet pratique d’écarter les professionnels de la recherche et de priver la recherche des apports de connaissance et d’expérience issues de la pratique d’un métier.

De manière générale, j’apporterai le soutien le plus complet à la recherche publique, y compris dans le domaine des sciences humaines et sociales, incluant un soutien aux innovations sociétales 


Je propose également de : 

- Décentraliser les concours des grandes écoles au sein de tous les lycées de France. Cette mesure permettrait à tous les élèves de pouvoir se familiariser avec ces concours et de les passer en même temps que leur classe d’âge. 

- Renforcer et rationaliser le système de bourse, dans le sens d’une meilleure justice.

D’un point de vue pratique, les universités devraient accorder aux étudiants une plus grande flexibilité dans l’organisation de leur emploi du temps. La possibilité de suivre des cours du soir ou des cours à distance doit être donnée à ceux qui travaillent en parallèle ou sont en reprise d’étude.

Un apprentissage revalorisé. L’apprentissage doit être revalorisé et favorisé, notamment part :

- 1. une meilleure diffusion des dispositifs d’aide au recrutement d’apprentis (crédit d’impôt apprentissage, exonérations de cotisations, aides régionales) 

- 2. un déploiement plus important du programme européen d’échanges en matière d’apprentissage (Erasmus +) »


Source : « De l’audace pour la France » (2017), pages 40-43


« Proposition n°41 : Créer un impôt personnel, unique et progressif par la fusion de l’impôt sur le revenu, de la CSG et des cotisations sociales salariées. Le PRG défend depuis 1997 l’idée d’un grand impôt personnel et progressif payé par tous les citoyens et permettant une égalité de traitement entre les revenus du capital et ceux du travail. Cette réforme suppose à nos yeux la fusion de l’impôt sur le revenu, de la CSG et d’une partie des cotisations sociales salariées, en un impôt unique et progressif, comportant, en lieu et place d’un ISF dépourvu de cohérence et d’efficacité, un élément de correction du barème par prise en compte de la capacité contributive du capital des contribuables. Cette mesure, reprise de façon partielle par d’autres formations politiques, est à nos yeux le seul moyen de simplifier la fiscalité et de la rendre plus juste. Le Gouvernement s’est engagé dans une première étape de mise en place d’un prélèvement à la source de l’IR, mais cette évolution ne peut être considérée que comme une première étape en vue d’une réforme plus globale mais indispensable. »

Source : Programme 2017 du Parti Radical de Gauche

Rien pour le moment

Manuel Valls
Mères porteuses
PMA sans papa
Droit des orphelins
Sexe ou genre
Tous pour le mariage
Education/école
Politique de la famille
Transhumanisme

« Le recours aux mères porteuses pour tous les couples, c’est-à-dire la gestation pour autrui, la GPA, j’avais aussi l’occasion de m’exprimer [sur ce sujet]. Elle pose une difficulté supplémentaire, plus lourde encore, qui est celle de la marchandisation du corps humain. Moi je ne peux pas m’engager dans cette voie. Le désir d’enfant est ô combien compréhensible mais on ne peut pas fermer les yeux sur les dérives qui consistent à exploiter les personnes. »

Source : RCF, Face aux chrétiens, 5 janvier 2017


« La GPA est, il faut le dire, une pratique intolérable de commercialisation des êtres humains et de marchandisation du corps des femmes (...) Autoriser la transcription automatique des actes étrangers, cela équivaudrait à accepter et normaliser la GPA. J’ajoute qu’il est incohérent de désigner comme parents des personnes ayant eu recours à une technique clairement prohibée… tout en affirmant qu’ils sont responsables de l’éducation des enfants, c’est-à-dire chargés de la transmission de nos droits et de nos devoirs (...) Il faut rappeler la responsabilité de tous les États dans la lutte contre la commercialisation des êtres humains.  »

Source : La Croix, 3 octobre 2014

Cette rubrique est mise à jour régulièrement
Aller plus loin : www.manuelvalls.fr



Question : « Pourquoi étiez-vous pour la GPA sous conditions en 2011 et contre en 2014, dans un entretien donné à la Croix à deux jours d’une « Manif pour tous » ? »

Manuel Valls : « Le fait qu’il y ait une manif pour tous m’échappe et j’ai donné cette interview parce que je voulais m’exprimer sur deux sujets : la PMA et la GPA. C’est le fruit de ma réflexion, cela n’a rien à voir avec la Manif Pour Tous. C’est le fruit de ma réflexion sur un sujet d’une très grande complexité. Moi je comprends parfaitement le désir qui peut exister d’avoir un enfant – sur la PMA il faudra évidemment là aussi évoluer, il faudra trouver également les bases d’un débat, d’un consensus : il y a les grandes lois, le rendez-vous des lois bioéthiques en 2018 – mais je crains par-dessus tout la marchandisation des corps. C’est pour ça que je me suis exprimé ainsi sur la GPA comme chef du gouvernement. Voilà, c’est cette position-là aujourd’hui que je porte. »

Source : Libération : Face webcam, 16 janvier 2017


« […] Sur la PMA il faudra évidemment là aussi évoluer, il faudra trouver également les bases d’un débat, d’un consensus : il y a les grandes lois, le rendez-vous des lois bioéthiques en 2018. »

Source : Libération : Face webcam, 16 janvier 2017


Question du journaliste : « Dans un manifeste, des médecins français ont reconnu avoir aidé des couples lesbiens et des femmes seules à recourir à la PMA à l’étranger. Peut-on continuer à la réserver aux couples hétérosexuels ? »

Manuel Valls : « La question du recours à la procréation médicalement assistée pour les couples homosexuels touche à des sujets d’éthique complexes, délicats, comme celui de la filiation. Il faut prendre le temps de la réflexion. Comme je le dis dans mon projet, j’assumerai d’ouvrir ce débat. Le rôle du président de la République, tel que je le conçois, c’est de construire un consensus, de garantir que ces débats n’abîment pas l’unité de la Nation. »

Source : Pourquoidocteur, 12 janvier 2017

« Je pense que le rôle du président de la République c’est de faire en sorte que sur les grandes questions de société, les grandes questions éthiques, les lois bioéthiques devront être révisées en 2018, il y ait la recherche d’un consensus, et pour arriver à un consensus il faut des conférences de consensus, il faut consulter. Ça a été fait pour la loi fin de vie […]. La question du recours à la procréation médicalement assistée pour les couples homosexuels, la PMA donc, est une problématique différente. Elle touche à des sujets d’éthiques là aussi particulièrement complexes, délicats, c’est la question de la filiation. Et d’ailleurs elle échappe au débat traditionnel « gauche-droite ». Regardez les positions antagonistes de grandes philosophes qui sont par ailleurs des amies, Elizabeth Badinter et Sylvian Agacinsky. Cela veut dire c’est une question qui touche à l’intime. J’ai eu l’occasion d’ailleurs de m’exprimer dans La Croix comme Premier ministre sur ces questions. Là aussi il faut prendre le temps de la réflexion. Comme je le dis dans mon projet, j’assumerai d’ouvrir ce débat : il devra de nouveau, sans doute, s’ouvrir. Mais le rôle du Président de la République c’est de construire un consensus, de garantir des débats mais qui n’abime pas. Je comprends la détresse des couples homosexuels, ceux qui voudraient passer par la PMA, le besoin de filiation il est là, il est présent, il ne faut pas l’ignorer. Et de l’autre côté je vois aussi les débats que ça ouvre dans la société donc il faut être capable de les maîtriser. » 

Source : RCF, Face aux chrétiens, 5 janvier 2017


« Le président de la République doit aussi être celui qui assume d’ouvrir certains débats qui traversent et parfois fracturent notre société. Je pense notamment aux grands enjeux bioéthiques qui restent devant nous, autour notamment de la question de la PMA, mais aussi aux débats profonds qui demeurent autour du droit à mourir dans la dignité. Je ne chercherai pas à éviter ces sujets car notre société, si elle accepte l’éthique de la discussion et de la responsabilité, peut sortir grandie de ces échanges.

Le président de la République a dans ces moments-là un rôle essentiel à jouer : celui de garantir que les débats n’abîment pas l’unité de la Nation ; celui de prendre sa part à la construction d’un consensus difficile. Dans ces grands débats de société, il ne peut y avoir de vainqueur ou de vaincus, de rancœur ou de volonté de revanche. Chacun doit être convaincu qu’il a été entendu et respecté même si au terme du débat c’est à la représentation nationale qu’il appartiendra de fixer la règle démocratique qui s’imposera à tous. Elle pourra s’appuyer sur de nouvelles manières d’associer les citoyens, à l’image des conférences de consensus que nous avons organisées pour préparer certaines lois depuis cinq ans. »

Source : « Projet pour la France » (2017), page 26 


Cette rubrique est mise à jour régulièrement
Aller plus loin : www.manuelvalls.fr





Cette rubrique est mise à jour régulièrement
Aller plus loin : www.manuelvalls.fr 



« La ministre de l'Éducation a eu raison de réagir comme elle l'a fait, et Nicolas Sarkozy a bien tort de l'attaquer avec cette outrance [qui] dessert le débat politique, le débat démocratique. [L'ancien chef de l'État] démontre une drôle de vision de la laïcité [et] je vois que Nicolas Sarkozy, et d'ailleurs (son ex-Premier ministre) François Fillon, dérapent dangereusement sur ce terrain-là. […] S'ils pensent qu'on enseigne la théorie du genre, ça veut dire qu'ils sont sur les théories complotistes qu'on trouve dans l'islamisme radical ou chez les ultra-catholiques. […] C'est désolant, tout ça pour gagner quelques voix à l'occasion d'une primaire. »

Source : Agen, 6 octobre 2016 Extrait cité sur Europe 1


Cette rubrique est mise à jour régulièrement
Aller plus loin : www.manuelvalls.fr


« Le quinquennat a permis d’ouvrir le mariage à tous les couples. C’était de notre point de vue, de mon point de vue, un enjeu d’égalité et je suis très fier que nous ayons emporté cela même si je ne méconnais pas les débats qui ont eu lieu. Il y a toujours une large approbation des Français, mais sans doute, peut-être, dans les débats, dans les consultations il peut y avoir ce sentiment d’une absence d’écoute et de concertation. Donc il faut y être attentif. »

Source : RCF, Face aux chrétiens, 5 janvier 2017 


Cette rubrique est mise à jour régulièrement
Aller plus loin : www.manuelvalls.fr

« C’est donc l’Acte II de la refondation que je propose d’engager.

Lutter contre les inégalités commence dès le plus jeune âge. La socialisation et la scolarisation des jeunes enfants sont des priorités. Nous devons y répondre, notamment par la création d’un véritable service public d’accueil de la petite enfance et par la poursuite des efforts de scolarisation des enfants de moins de trois ans. Aujourd’hui, 20% des enfants de moins de trois ans sont scolarisés dans les réseaux d’éducation prioritaires, mais cela ne suffit pas. Il faut aller plus loin et atteindre l’objectif de 50%, car on sait que la scolarisation précoce favorise la réussite scolaire des enfants dont les familles sont éloignées de l’école.

Pour renouer avec la promesse républicaine, notre école, l’une des plus inégalitaires des pays de l’OCDE, où le poids des déterminismes sociaux est plus fort qu’ailleurs, doit devenir une école exigeante mais plus juste, une école plus inclusive, une école qui accompagne tous les enfants vers la réussite quelles que soient ses origines sociales. Une école qui ne soit pas celle de l’entre soi. Trop d’écoles concentrent les difficultés alors que d’autres accumulent les atouts.

Il ne peut plus y avoir d’école à deux vitesses, l’école doit tirer tout le monde vers le haut. Nous mettrons tout en œuvre pour plus que l’école donne les mêmes chances de réussite à tous. Il serait vain de croire qu’il suffit d’imposer la mixité sociale d’en haut pour voir disparaitre le problème. Non, ce sont les acteurs du territoire, les élus, les familles, l’Éducation nationale en partenariat avec les établissements privés, qui doivent trouver, ensemble, les moyens pour lutter contre cette ségrégation sociale qui gangrène notre école.

Nous avons donc engagé une série d’expérimentations dans plusieurs départements, en lien étroit avec les élus et les familles, pour plus de mixité sociale dans les collèges. Après avoir recréé des postes, il est temps de revaloriser le statut des professeurs. Cela passera par une reconnaissance plus grande, y compris en termes de rémunération, de l’engagement et des efforts des enseignants pour améliorer les performances de leurs élèves.

Il faut, aussi, leur redonner plus de liberté d’initiative pédagogique pour s’adapter à leurs classes, avec des inspecteurs qui doivent être de plus en plus des formateurs, des passeurs et des facilitateurs. Nous devons conforter les centaines de milliers de femmes et d’hommes qui, chaque jour, avec passion, contribuent à donner un plus bel avenir à nos enfants.

Il est donc essentiel de mieux soutenir les enseignants, notamment quand ils commencent dans leur métier, pour conforter leur autorité individuelle et collective dans l’école. Cela passera également par une formation continue qui en mérite enfin le nom: elle prendra la forme d’un stage obligatoire, chaque année, à raison d’une journée par trimestre et, tous les trois ou cinq ans d’une semaine de remise à niveau permettant à chaque enseignant de tirer parti des nouveautés, des acquis, des résultats de la recherche, des difficultés comme des échecs.

Les séjours de professeurs à l’étranger, notamment en Europe, seront également soutenus et développés. Dans la mondialisation, notre seule chance de défendre 22 notre rang, de garder notre place parmi les grandes nations, c’est de toujours mieux former les Français. C’est évidemment le rôle de l’enseignement supérieur. C’est aujourd’hui un réel avantage comparatif entre les nations. C’est ainsi que de nouvelles grandes puissances émergent.

Nous devrons consacrer 1 milliard d’euros par an à nos universités. Car, pour construire des réponses à la hauteur, il faut des moyens et de la visibilité. L’université et la recherche françaises se sont profondément transformées au cours des dernières années, il faut accompagner ces évolutions et appuyer les initiatives sur tout le territoire.

Mais cette nation éducative que je souhaite porter, c’est aussi celle de la formation tout au long de la vie. C’est celle qui permet à chacun d’accéder à des connaissances théoriques et pratiques, à des savoir-faire, aux différentes étapes de son parcours professionnel et personnel, dans un monde qui évolue de plus en plus vite. Je crois, qu’il y a dans la société française un gisement inexploité de volonté de transmettre et d’envie d’apprendre.

Il y a chez les Français une envie de transmettre, des compétences, des expériences ; il y a, aussi, un désir d’apprendre, de comprendre et de maitriser le monde dans lequel nous vivons. Mon projet, c’est de permettre enfin la valorisation sociale de la transmission des connaissances et des savoirs. C’est possible notamment en s’appuyant sur ce que nous avons fait d’ores et déjà avec le compte personnel d’activité.

À l’heure du numérique, c’est un chantier qui ne relève plus de l’utopie. Ce chantier est une nouvelle forme de solidarité à inventer. Pas une solidarité faite uniquement pour réparer ; une solidarité qui part du principe, assez simple mais de plus en plus oublié, que l’on est plus forts ensemble. C’est cela l’essence même de notre aventure collective. C’est cela la Nation éducative : faire le pari de l’intelligence collective. Former toujours mieux la Nation. Je mesure que cette ambition peut paraître utopique. Mais je crois aux utopies concrètes. Je crois que nous devons avoir l’audace nécessaire pour relever certains défis, comme ceux qui avant nous ont inventé la Sécurité sociale ou le RMI.

Une société de l’éducation, c’est une société qui donnera à chacun de nos enfants les moyens de se hisser à la hauteur de leurs rêves, de vouloir aller plus loin, de s’ouvrir au monde. Je souhaite que nous donnions à chaque jeune, au cours de sa scolarité, le droit de voyager, de partir à la découverte de la France. La citoyenneté, le sentiment d’appartenir à la communauté nationale, se construit aussi par la découverte de la diversité de nos régions, de notre culture, de notre patrimoine, de nos paysages. Je veux ainsi lutter contre le sentiment d’enfermement, de relégation qui conduit tant de jeunes à la résignation. Leur montrer que tout est possible.

Ouvrir des horizons à notre jeunesse, lui permettre de se confronter à la diversité des cultures, c’est aussi lui permettre de se sentir pleinement chez elle en Europe. Je propose donc un droit à la mobilité en Europe pour tous les jeunes : étudiants, apprentis, demandeurs d’emploi. Je propose également pour les plus démunis de pérenniser l’initiative pour l’emploi des jeunes, dont ont déjà bénéficié 180 000 jeunes en France. »

Source : « Projet pour la France » (2017), pages 21 -22


Cette rubrique est mise à jour régulièrement
Aller plus loin : www.manuelvalls.fr

« Je veux aussi que le partage des tâches soit effectif entre les hommes et les femmes lorsque l’État garantit des droits aux familles. C’est pourquoi je proposerai que le congé parental soit partagé dans les couples. Une part de 30% de la durée du congé sera non transférable à l’autre parent. Cela permettra notamment d’impliquer mieux les hommes dans l’éducation des enfants. Mais surtout, cela empêchera les employeurs d’intégrer le fait que ce serait aux femmes en priorité d’assumer les contraintes liées aux enfants, en termes d’absence notamment. Il en va de l’égalité salariale. »

Source : « Projet pour la France » (2017), page 25


« Il n’y a pas de citoyen libre sans revenu suffisant, comme le disait le président Roosevelt. Il n’y a pas de dignité individuelle sans capacité à agir sur sa propre vie. C’est l’objectif du revenu décent pour tous que je souhaite mettre en place.

C’est la base que je propose pour un nouveau pacte social clair, responsabilisant, où droits et devoirs sont équilibrés et où chacun se sent soutenu et tiré vers le haut. Issu de la fusion de minimas sociaux, ce revenu décent sera attribué, sous conditions de ressources, à toute personne âgée de plus de 18 ans et résidant régulièrement sur le territoire national. Cet outil permettra aussi de remettre de l’ordre dans les outils de la solidarité nationale, de les rendre plus lisibles et équitables. C’est aussi une nécessité pour que chacun accepte d’y contribuer.

Ce nouveau droit sera financé et mis en œuvre par la branche famille de la Sécurité sociale. L’accès devra être aussi simple et légitime que de bénéficier d’allocations familiales lorsqu’on a des enfants ou du remboursement de ses soins lorsqu’on est malade.

Pour lutter contre la hantise de l’insécurité économique et sociale, nous devons aussi redonner une capacité de choix. Les changements de métier, subis ou choisis, devront être aidés et n’être plus vécus comme des drames. Pour ce faire, nous reconstruirons notre système social et notre système de formation, son organisation, son financement autour de l’obligation de résultat. C’est à une protection universelle et continue face aux parcours professionnels et personnels heurtés que nous devons aboutir. Un droit à l’audace et à l’échec doit être reconnu.

Je propose de refonder notre système de protection sociale avec l’objectif que chacun soit aidé, que personne ne soit lésé, mais que toujours le travail paie, que la redistribution soit plus juste et que les nouvelles formes d’activité soient reconnues.

Une protection sociale moderne doit respecter trois principes simples : elle doit être universelle et plus équitable ; elle doit être continue, insensible aux changements de statut ; elle doit permettre à chacun, sur tout le territoire, de se saisir de ses droits. »

Source : « Projet pour la France » (2017), page 42


Cette rubrique est mise à jour régulièrement
Aller plus loin : www.manuelvalls.fr

« Faire du numérique une chance pour la France

La révolution numérique et les imprimantes 3D portent déjà les germes d’une transformation de l’économie de la distribution. Il est possible d’imaginer que les fab lab remplacent des usines que l’on a délocalisées pour rapprocher la fabrication des outils des consommateurs et entrer dans une ère de l’individualisation d’une part importante des produits consommés (ameublement, vêtements…).

L’État doit permettre à notre économie de saisir toutes les opportunités de la révolution numérique, pour, là encore, ni subir, ni rester en retrait de cette évolution aussi vertigineuse que structurante.

Au-delà des questions de régulation, l’État doit donc apprivoiser les logiques du numérique et développer une vision stratégique afin d’influer, de façon concrète et pragmatique, sur les évolutions en cours. En agissant sur les « marchés bifaces » qu’a décrits Jean Tirole et dont ces acteurs savent si bien jouer : par exemple en facilitant le recrutement de chauffeurs français par les plateformes offrant des engagements de loyauté et les meilleures conditions de travail plutôt que simplement les prix les plus attractifs, l’État pourra jouer son rôle.

J’avais également demandé au Conseil national du Numérique de travailler à la transition numérique de nos TPE-PME : l’écart observé par rapport à plusieurs voisins européens est inquiétant. C’est pourquoi je souhaite que chaque TPE-PME puisse bénéficier à la fois d’un accompagnement conseil et d’un appui financier pour opérer sa propre modernisation numérique, que cela se traduise par de nouveaux systèmes d’information, par le développement d’un site Internet ou d’une véritable stratégie d’export par le web ouvrant de nouvelles parts de marché. Car la révolution numérique, ce n’est pas que la création d’entreprises nouvelles : c’est une transformation systémique pour toute notre économie, et toutes ses entreprises, y compris les plus anciennes et traditionnelles. »

Source : « Projet pour la France » (2017), page 36 

Cette rubrique est mise à jour régulièrement
Aller plus loin : www.manuelvalls.fr

Laisser son mail pour être informé